Chapitre 13 Petites morts
Qu’est-ce qui était le pire en ce moment ?
D’avoir à l’arrêter ou de veiller à l’hôpital. Caith ne savait pas, préférant se trouver à des milliers de kilomètres de là. Mais pour le moment, il attendait assis sur une chaise de fer fort inconfortable que le chirurgien sorte du bloc opératoire et lui donne des nouvelles. Son cœur battait encore à tout rompre des événements de l’heure précédente. Les yeux rivés sur la double porte à battants verte, il essayait de se remémorer le déroulement des faits auquel il aurait dû voir quelque chose venir.
Tout avait commencé le samedi, après être revenu du village de Felkac où les paroles de l’institutrice commençaient à mettre le doute dans leur esprit. Une fois leur entretien terminé, les deux inspecteurs avaient filé droit au village de Deskinac pour vérifier les dires de la jeune femme et les liens entre les différentes personnes impliquées. Tout était dans l’idée de départ de Caith, ce n’était qu’une vaste histoire de coucherie aux conséquences douloureuses et pleine de haine.
La voiture manqua de peu de faire un bond en avant tant James pila devant la clôture de pierre de l’église. L’arrivée distraite était manifestement ratée et c’était loin de ce que cherchait à faire James, furieux comme tout et tous, mais en plus contre lui-même. Il n’avait pas écouté Caith et en même temps, il l’avait trop écouté. Dire que tout était devant son nez. Ils n’étaient même pas sortis du véhicule que déjà le responsable de la paroisse venait à leur rencontre, alerté par le bruit et fut très surpris de voir à nouveau l’inspecteur de police enquêtant sur les récents meurtres avec une tête qui en disait long sur son humeur du jour. La personne l’accompagnant lui disait vaguement quelque chose sans arriver à comprendre où il pourrait l’avoir vu, la mémoire des personnes lui faisait toujours défaut, un comble pour un homme d’église censé aider les paroissiens.
- Bonjour, commença l’homme d’église. Que puis-je faire pour vous ?
- Où est la femme ? Demanda abruptement James.
- Laquelle ?
- Celle de la dernière fois.
James était tellement sous le coup de l’énervement qu’il n’arrivait plus à faire ses phrases correctement, en prenant en compte que la personne en face de lui pouvait ne pas comprendre de quoi il parlait.
- Il parle de la tombe de Guenièvre O’Donaill, dit calmement Caith qui jugea bon d’intervenir.
Sur le coup, le prêtre resta interloqué, ne voyant pas de quoi il était question avant que cela lui revienne à l’esprit. Il pria les deux hommes de le suivre à travers ce petit domaine de piété, mais surtout dans le petit cimetière attenant, petit bijou de verdure et de calme.
- Il était clair pour lui que c’était le lieu rêvé pour le repos éternel, pensa tout haut Caith.
Il s’en suivit un petit rire discret de la part du prêtre tandis qu’il les guidait entre les tombes afin d’arriver à celle qu’ils voulaient. Dans le petit vase posé sur l’herbe devant la pierre, les fleurs avaient été changées. Les ancolies et la branche de fleurs d’aubépine n’étaient pas les mêmes que lorsque James avait vu. Quelqu’un était venu pendant les deux semaines, sans nul doute le meurtrier.
- Vous avez vu la personne qui a changé les fleurs ?
- Non. Je suis peu souvent dans ce cimetière.
- Oui, certaines choses sont plus intéressantes, ne put s’empêcher de dire James, un petit sourire au coin des lèvres.
Le prêtre étouffa un hoquet mais ne répondit pas.
- Alors ça serait elle que l’institutrice nous a indiquée ? Questionna Caith.
- Oui. Dire qu’on avait tout sous les yeux mais qu’on a rien vu. Ça me rend malade, cracha l’inspecteur entre ses dents. Est-ce que Elene McDougan est déjà venue ici, devant cette tombe ?
- Non. Elle n’est même jamais venue dans ce lieu. Maintenant que j’y repense, elle n’est pas venue prier pour son fils alors que la famille est très religieuse. Ce sont des piliers de la communauté et ils n’auraient jamais permis que son fils épouse une femme n’ayant pas la même confession qu’eux.
- Merci beaucoup pour cette précision. Caith, on y va. Nous avons du travail.
Ce fut Caith qui dit au revoir au prêtre pendant que son supérieur s’éloignait déjà. Les petits changements chez lui ne portaient pas vraiment sur la politesse et l’expression. James attendit tout de même le jeune homme à la voiture avec un petit sourire en coin satisfait. C’était celui qui tenait son coupable, ainsi que le mobile, il ne restait plus qu’à arrêter le coupable.
- A cette heure-ci, elle doit être au pub, dit James, une main sur le micro de son portable pendant qu’il attendait que la personne au bout du fil veuille bien décrocher pendant qu’il donnait ses instructions à Caith. Fais venir une voiture à leur résidence.
- Ok.
Pendant que James donnait ses instructions par téléphone, Caith faisait de même tout en regardant autour de lui. Son futur nouvel appartement se trouvait qu’à quelques pas d’ici et il lui tardait mardi afin d’emménager. Ne plus être à la merci de quelqu’un, être libre. Puis il remarqua que peu de monde était présent dehors à se promener par cette belle journée. Piqué par la curiosité, il fit quelques pas avant de rentrer dans une personne, manquant de peu de la faire tomber. Le jeune homme la retint par le bras tout en s’excusant de sa maladresse, James n’avait même pas remarqué son absence auprès de la voiture.
A la différence de James, Caith avait toujours la mémoire des visages et des noms et il avait reconnu sans peine la vieille dame qui tenait le bureau de poste. Sa méfiance envers les « étrangers » l’avait profondément marqué, de même que les commérages qu’elle se livrait sur le prêtre du village.
- Vous êtes le jeune inspecteur de police de la dernière fois ? Demanda en remettant en place sa veste et son chignon de cheveux gris, la vieille dame.
- Oui madame. Je vous prie de bien vouloir excuser ma maladresse. Je ne faisais pas attention.
- Ce n’est rien. Vous avez enfin arrêté quelqu’un pour les meurtres ?
- Non.
- Mais alors qu’est ce que vous faites ? Vous êtes payé à rien faire dans la police ? Questionna-t-elle avec une légère marque de mépris dans la voix.
- Certaines choses sont moins simples qu’il peut paraître au premier regard, répondit la voix grave de James, marquant de faire sursauter Caith tant il ne l’avait pas senti arriver.
- Je n’en doute pas, lui répondit-elle sur un ton mièvre.
Aussitôt passé cet effet de surprise la vieille dame le bombarda de questions auquelles l’inspecteur n’avait aucune intention de répondre. Par contre, selon elle, le couple McDougan, ainsi que leur fils, était parti dans la famille de la femme dans le nord du pays afin de respirer loin des derniers événements. James ne voulut pas accorder de crédit à ses racontars, des fois très utiles, des fois très inutiles quand une vieille dame veut se rendre intéressante.
Ce n’est qu’une heure plus tard, quand toutes les forces de polices voulues s’étaient déployées afin d’arrêter la suspecte qu’il eut la confirmation que certains ragots pouvaient être bons. Même s’il se contenait, James bouillonnait de fureur mais il avait du mal à ne pas la passer sur tous ses collègues. Cependant il devait rester maitre de la situation et agir en conséquence. La petite famille était bien dans le nord du pays mais dans une région autonome où il n’avait pas autorité pour intervenir et où les autorités mettaient du temps à mettre en place le même système de police, cependant il était arrivé à joindre le mari pour dire qu’ils devaient rentrer au plus tôt pour répondre à quelques questions qui ne pouvaient être résolues par téléphone. Il se trouvait coincé car il n’avait que des suppositions et des preuves de second degré, pas assez pour demander l’intervention, même pas une surveillance. Il ne restait plus qu’à espérer et à réunir les pièces du dossier, expliquer le pourquoi d’une telle action.
Il passa son weekend à ça, pendant sa garde, ainsi qu’à finir deux rapports pour la cour en vue de la tenue prochaine des assises.
Pendant ce temps, Caith se tenait le plus loin possible de lui, ne rentrant que très tard après avoir passé la soirée chez Maël. Bien qu’il ne disait rien sur la situation qu’il vivait, son ami pouvait sentir une tristesse se dégager de lui, et lui tirer les vers du nez relevait plus de l’exploit qu’autre chose. Le dimanche soir, il avait trouvé James, assis, endormi sur la table au milieu de dossiers d’enquêtes en cours. Ses traits étaient tirés en fatigue, à défaut de grandes rides du temps passant, de grandes poches se formaient sur ses yeux. Un peu par pitié et un peu par compassion, Caith, après s’être délesté de sa veste, prit le plaid plié sur le dossier du canapé, le déplia et lui mit sur les épaules. Même si le printemps était là, on n’était jamais à l’abri d’un courant d’air. Une fois dans la chambre, allongé dans le lit, il se demandait pourquoi il avait eu un tel geste puis dériva vers la pensée qu’Elene, qu’il pensait connaître, puisse être la coupable cherchée pour les meurtres et les cambriolages.
Ce fut avec bonheur qu’il accueillit lundi, jour de renouveau pour lui qui commença par une bonne nouvelle pour lui, sa nouvelle propriétaire n’avait appelé pour passer chez le notaire afin de signer les papiers et qu’il pouvait emménager tout de suite, chose qu’il n’avait prévu de faire que le lendemain.
Pendant ce temps, James tourna comme un lion en cage. Il n’avait pas de nouvelles du couple MacDougan pourtant il n’avait pas de signe qu’ils voulaient quitter le pays. Ce dernier faisait surveiller les mouvements de leurs différents comptes en banques sans grand succès.
ooOOoo
Ce fut avec un grand soupir de soulagement et de fatigue qu’il finit de mettre la dernière touche à une étagère du salon. Il recula pour admirer son œuvre, fier de lui. Le bricolage avait toujours été une seconde nature chez lui, aimant travailler le bois, sentir les nervures sous la paume de la main. Puis il ouvrit un carton situé à deux pas de lui pour en sortir une dizaine de livres qui trouva tout de suite sa place.
Son nouveau logement était petit mais il se dégageait une impression de chaleur dans toute l’habitation. Toute l’après-midi, ils avaient installé les meubles principaux pour vivre, le reste était laissé aux bons soins du jeune homme. La petite cuisine, seul élément assez dépareillé dans l’ensemble puisqu’elle sortait tout droit d’un film des années soixante-dix. Les placards étaient relativement vides, il y avait peu de vaisselle, trois poêles et casseroles et un régiment de sauces et de pâtes. Sa principale nourriture pour les prochains jours dans l’attente de futures courses. Caith ne remercierait jamais assez Maël et son compagnon pour l’aide apportée. Il avait finalement moins d’affaires qu’il pensait dans le garage de son supérieur. Il ne restait plus qu’à lui rendre sa clé au travail, tout serait terminé. La distance serait de nouveau là ainsi que la sécurité.
Tout en remplissant une grande casserole d’eau, il ne pouvait s’empêcher d’y repenser ainsi qu’à sa principale enquête. Tout était un entre-las de questions sans réponses jusqu’à faire déborder le verre plein. Ce n’était pas le seul puisque la casserole subissait le même sort. Il reversa un tiers d’eau dans l’évier, ajouta un cube de bouillon de poule et mit le tout sur le feu. Les muscles de ses membres commençaient à le faire souffrir, tirant de tous les côtés, le contrecoup de ses efforts de la journée. Avec une légère grimace à cette pensée, il était bon pour se frictionner le corps avant d’aller se coucher. Cela lui rappelait quelques lendemains de missions où son corps lui criait de se mettre au repos après la forte tension et l’effort.
Au moment de verser sa part de pâtes dans l’eau frémissante, la cloche extérieure puis deux coups brefs à la porte interrompirent son geste. Il baissa au minimum le gaz puis alla à l’entrée. Rien qu’à la façon de faire, il savait déjà la personne derrière et il n’avait pas spécialement envie de la voir. Il était à se demander s’il devait lui ouvrir ou bien la laisser dehors. L’air extérieur se montrait plutôt clément ces derniers jours, cependant de nouveaux coups se firent plus insistants contre le bois.
La porte s’ouvrit sur James en veste, tenant sous son bras gauche un Ficus. Le jeune homme resta sans voix, non pas de sa présence ici mais de le voir avec une plante. La scène était plutôt anecdotique. Ce n’était pas son habitude.
- Qu’est-ce tu fais là ? Lui demanda Caith, le tutoyant de surprise, sans marquer la politesse.
- Bonsoir quand même. Les gens vont bien, les oiseaux chantent, le ciel est clair, lui répondit l’inspecteur avec ironie. La politesse, Caith, elle ne fait de mal à personne. Je suis venu te souhaiter une bonne installation.
Toujours cet air supérieur qui lui donnait l’envie de lui claquer la porte au nez mais l’attention, suffisamment anecdotique, lui fit faire le contraire. Comme à son habitude, due à son travail, James notait tous les détails déjà présents. Ce qui le marqua le plus, c’était l’absence de photographies. C’était généralement l’une des premières choses de sortie des cartons.
- Je suppose que tu restes à diner ?
- Puisque c’est si gentiment demandé. La disposition des pièces est pas mal.
- Merci.
- Par contre évite de choisir une femme comme Cindy, ça gâcherait le lieu.
- Merci aussi de me le rappeler, lui dit Caith en ajoutant les pâtes à l’eau.
Trois minutes plus tard, il les versait dans la passoire et rejoignait son invité pour demander ce qu’il faisait. Ce dernier s’était installé dans le seul fauteuil disponible du salon à l’observer.
- Tiens, je dois te rendre tes clés. Merci beaucoup pour l’hébergement, dit le jeune homme en lui tendant l’objet en question.
Mais James s’était levé en tenant la main sans pour autant prendre les malheureuses clés.
- Qu’est-ce que j’en ai à faire ? Répondit-il avec une soudaine colère avant de lui saisir le poignet tendu d’une main forte.
Il lui glissa son autre main derrière la nuque afin de l’attirer à lui et de l’embrasser. Trop surpris pour avoir la moindre réaction, il se laissa faire telle une poupée de chiffon avant de le repousser brusquement, s’essuyant la bouche du revers de la main avec un regard de défiance. Un silence pesant s’installa. Caith chercha une réponse à travers les yeux verts de son invité mais n’eut rien mis à part une lueur de désir vivace et dansante. Le repas attendait dans la pièce d’à côté. Ce serait froid au moment où ils le mangeraient car Caith, après sa répulsion, s’avança vers James et mit ses bras autour de son cou. Un baiser passionnel s’en suivit, proche de couper le souffle aux deux protagonistes. Bien vite, il se trouva collé au mur nu derrière lui, une jambe entre les siennes à chercher son souffle. Toutes ses bonnes résolutions avaient filé comme le vent.
ooOOoo
Une voix lointaine le tira de ses songes agréables et le fit tourner en lui faisant faire un petit grognement de colère, désirant continuer à dormir quelques heures. Cependant, un mur chaud, à la texture différente de ses draps fit se réveiller Caith un peu plus jusqu’à ce qu’il se rappelle de la nuit qu’il avait passé et en vint à se demander comment ils avaient fait pour atteindre la chambre, le matelas posé à même le sol, attendant quelque chose de mieux. Puis une main rugueuse se posa sur sa tête et caressa doucement ses cheveux courts tandis qu’une odeur de fumée lui provenait au nez. James avait allumé une cigarette.
- Tu fumes à nouveau ?
James prit un petit récipient à côté du lit pour faire tomber les cendres s’accumulant au bout de la tige blanche puis le reposa à terre. Il continua à tirer sur la cigarette tout en continuant sa caresse sans pour autant jeter un regard vers Caith.
- Je crois que je n’arriverai jamais à arrêter. C’est un désir plus fort que tout.
- Tout comme celui qui fait qu’on couche ensemble ? Lui demanda le jeune homme parfaitement réveillé.
- Je dois aller sur les lieux d’un cambriolage. Je viens d’être appelé.
- Tu prends le temps de fumer une cigarette mais pas de parler.
L’attaque était nette, directe mais Caith voulait des réponses qu’il n’était apparemment pas prêt à avoir puisque James rejeta les couvertures sur lui dans l’intention de se lever. Rapidement, il mit la main sur son boxer et continua le jeu de piste à travers le cottage pour s’habiller avec les vêtements de la veille. Avec un grognement exprimant tout son mécontentement, Caith fit de même en regardant le ciel à travers la fenêtre de sa chambre. Ce dernier était déjà clair sans que le soleil ait montré ses premiers rayons. Un bref coup d’œil à son portable l’informa des sept heures trente du matin et son ventre se mit à faire entendre des signes de sa faim. Le repas de la veille était bon à jeter. Quand il descendit, il vit son supérieur regarder à travers les fenêtres du salon avec un air plus intéressé que lui par le temps de la journée.
- James, il faut vraiment que nous parlions. Ça ne peut…
- Nous verrons cela plus tard, fit le concerné sans le regarder et lui intimant l’ordre de se taire d’un geste de la main. Il y a pour le moment, plus intéressant dehors.
L’ego de Caith fut profondément blessé par cet ordre mais il ne put s’empêcher d’aller voir qui il regardait. Sa surprise fut de taille car Bradan McDougan se tenait devant le portail de bois marron de son cottage. Les paroles de l’institutrice à son sujet lui revinrent en mémoire, un frisson ne put s’empêcher de lui remonter la colonne vertébrale.
- Le pauvre homme, se mit-il à penser, cependant il alla ouvrir sa porte pour aller à sa rencontre, suivi de près par l’inspecteur.
Ce dernier avait les traits tirés, des cernes marquant de nombreux jours au sommeil agité. Un semblant de soulagement sembla lui apporter une lueur de vie.
- J’ai cherché à vous joindre de partout avant que mon frère me dise où j’avais des chances de vous trouver, dit l’homme à l’adresse de James. J’ai des choses importantes à vous dire.
L’inspecteur fit un geste de la tête à Caith comme pour lui demander s’il pouvait faire entrer dans le cottage. Il fut surpris d’une telle demande alors que d’habitude, il l’aurait mis devant le fait accompli.
Cependant, l’inspecteur n’eut pas le temps de faire le moindre autre geste, il s’écroula à terre brusquement, face contre terre, suivi de près de monsieur McDougan dans la même position. Caith se mit à regarder nerveusement autour d’eux sans rien voir tout en interpellant les deux hommes qui ne répondirent pas. Un semblant de panique commença à le saisir quand il vit une mince tache de sang glisser sur les pierres de son allée, provenant de James. Doucement, il lui saisit les épaules dans le but de le tourner pour constater l’ampleur des dégâts. Ce dernier respirait toujours mais difficilement. Caith reconnut sans mal la blessure par balle, imbibant de sang foncé sa chemise, proche de la zone du cœur.
Aussitôt, il sortit son portable qu’il avait mis quelques minutes plus tôt dans une poche arrière de son jean et appela les urgences, le poste avant d’aller voir l’état de l’autre. Malheureusement, pour lui, sa vie venait de se terminer par une balle en plein cœur, sans un bruit.
Sans même une enquête approfondie, il savait qui était l’auteur de ce crime, il n’attendait que l’arrivée des services pour aller faire son travail, la mort dans l’âme. Cependant quand les secours furent arrivés, le jeune homme mit un point d’honneur à avertir son ami pour cette terrible nouvelle. Il s’assura que James fut bien parti avec l’ambulance, l’autre corps envoyé à la morgue, aux bons soins de Léo.
Les deux portes à battants s’ouvrirent brusquement, marquant de faire sursauter Caith, déjà fatigué par de longues heures sans sommeil et nerveusement exténué par la garde à vue. Le chirurgien, l’un des meilleurs du comté, portait encore sa tunique bleue du bloc, un dossier sous le bras. Il informait le policier que l’inspecteur avait frôlé de peu la mort mais il était tiré d’affaire.
Bonsoir à tous.
J’espère que cette lecture vous a plu. Le prochain chapitre de cette histoire mettra un peu plus de temps à venir que prévu, lié à des changements dans la vie privée. cependant, pas de crainte, cette histoire sera finie pou vous lecteurs. ^^
Bises à vous.